Aménager une entrée quand il n’y en a pas
Ouvrir la porte et se retrouver dans le séjour : le cas le plus fréquent, et celui qui se règle le plus simplement.
Dans les appartements anciens comme dans les maisons récentes, l’entrée est souvent la pièce absente. On ouvre la porte et on est déjà dans le séjour : les manteaux traînent sur une chaise, les clés se perdent, et le regard d’un visiteur tombe directement sur le canapé.
Créer une limite sans monter un mur
Il existe quatre moyens simples, que j’utilise seuls ou combinés.
La couleur. Peindre un pan de mur, un retour de cloison et parfois le plafond dans une teinte différente suffit à créer un effet de boîte. C’est la solution la moins chère et souvent la plus efficace.
Le sol. Changer de revêtement sur les deux premiers mètres — carreaux de ciment, terrazzo, tomettes — dessine une limite qu’on perçoit immédiatement, tout en apportant un sol plus résistant là où on arrive mouillé.
Le claustra. Une paroi de tasseaux de bois, toute hauteur ou partielle, arrête le regard sans arrêter la lumière. C’est particulièrement efficace face à une porte d’entrée qui donne directement sur le salon.
Le meuble traversant. Un meuble qui sert d’entrée d’un côté et de rangement de l’autre fait le travail d’une cloison tout en étant utile.
Ce que doit contenir une entrée
Une entrée réussie répond à des gestes très concrets : poser les clés et le courrier en arrivant, accrocher les manteaux du jour, ranger ceux de la saison, s’asseoir pour se chausser, ranger les chaussures hors de vue, poser un sac. Six gestes, six réponses à prévoir. Ce n’est pas une question de surface : deux mètres linéaires bien dessinés suffisent.
L’éclairage
L’entrée est rarement éclairée naturellement. Un plafonnier seul donne une lumière crue au mauvais endroit. Une applique à hauteur de regard, une liseuse au-dessus du meuble ou un bandeau intégré dans la menuiserie changent complètement l’impression qu’on a en entrant.